lundi 22 février 2016

Dernières nouvelles du petit chat... Snif





Depuis quelque temps, on me demande assez régulièrement si nous avons retrouvé notre chat.
Aussi, je me dois de vous donner une réponse officielle : Et bien non elle n'est pas revenue. Et ça fait maintenant trois semaines snif
J'aurais tendance à faire un peu d'humour et clamer que si elle a lu le dernier post dont elle est le sujet, il est possible qu'elle boude (Bon c'est vrai, il se peut que je l'ai un peu traitée de chaudasse aussi), mais je n'aime pas faire de l'humour sur un sujet qui risque de heurter la sensibilité de mes lecteurs et de passer pour une sans-cœur (déjà que j'en ai pas beaucoup... je ne voudrais pas les perdre)

dimanche 21 février 2016

Le chagrin des vivants




Comment apprivoiser la douleur quand la guerre vous a pris un fils, un fiancé ou même un frère, qui certes est revenu, mais qui ne sera plus jamais comme avant.

Novembre 1920. Deux années ont déjà passé depuis la fin des combats mais la peine est toujours là.
L'Angleterre attend l'arrivée du soldat inconnu, symbole de toutes les victimes de cette première guerre mondiale qui a fait tant de morts.

dimanche 14 février 2016

Les cahiers d'Esther



Les cahiers d'Esther, de Riad Sattouf, Allary éditions

Je viens de passer deux soirées à me tordre de rire en lisant cette bande dessinée qui raconte le quotidien de la petite Esther, dix ans.
Tout y est : L'école et ses multiples dangers (même en école privée), le langage enfantin mâtiné de Ouèche, les goûts de chiotte des enfants (entre Vitaa, Kendji Girac, Black M ou encore Raiponce), l'amitié, la famille, l'Iphone et ceux qui n'en ont pas...

mardi 9 février 2016

Comme deux sœurs


Comme deux sœurs, de Rachel Shalita, éditions de l'Antilope


Véra et Tsiona grandissent dans le Tel-Aviv des années vingt. Elles deviennent rapidement amies. Différentes mais complémentaires, elles se considèrent comme deux sœurs. Pourtant, leurs personnalités s'affirment et elles prennent peu à peu des chemins séparés. Tsiona n'a qu'une idée en tête, rejoindre un kibboutz du Neguev, tandis que Véra, indécise, finit par suivre son père à Paris afin d'intégrer une école artistique.
Mais Véra rentre précipitamment en Palestine, suite à un événement qu'elle vit comme une trahison.
Elle se réfugie tout naturellement dans le kibboutz où vit Tsiona, qui l'enjoint de rester malgré les règles strictes du lieu.
Tsiona reçoit alors la lettre d'un jeune orphelin, Youssef, rescapé des camps, candidat à l'admission de ce kibboutz... Son arrivée vient bouleverser l'amitié des filles.

mardi 2 février 2016

La petite étagère String






Cela faisait longtemps qu'elles me faisaient de l'œil, les étagères String Tomado... Mais à part faire tous les vide-greniers du monde, impossible d'en trouver une vraie, vintage, dans son jus et à un prix raisonnable sur Ebay ou sur le Bon Coin. (peut-on encore faire des affaires sur ces sites ?! Oui, je me le demande)
 Alors, j'ai fini par craquer pour une petite étagère pocket String toute neuve.

dimanche 31 janvier 2016

Un samedi normal




Si tu crois qu'être libraire consiste uniquement à ranger des livres sur des étagères... Ah ! Laisse moi rire ! Laisse moi me gausser, mais ne le prends surtout pas mal, l'ami (je peux t'appeler l'ami ?) c'est infiniment plus complexe... Surtout pour UNE chose : Le conseil !
Je te le démontre en deux parties, deux sous-parties.

vendredi 29 janvier 2016

Le peuple d'en bas



Le peuple d'en bas, de Jack London, éditions Phébus

En 1902, cette tête brûlée de Jack London décide de se travestir en pauvre hère afin de faire un vrai travail d'investigation dans les quartiers est de Londres, capitale de l'empire le plus puissant de la planète à l'époque.
L'East End fait alors partie des quartiers les plus pauvres, réputé dangereux, un véritable ghetto.

Résultat, une immersion dans la misère la plus extrême, reportage qui pourrait correspondre à infiltrer un bidonville au coeur de l'Inde contemporaine.
(Je n'ai pu m'empêcher de penser à l'excellente et terrible nouvelle de Brian Aldiss, appelée La tour des damnés, qui met en scène une expérience scientifique jouant sur les codes de la surpopulation, dans une tour fermée en Inde)

London veut y montrer les oubliés de la révolution industrielle. La catégorie sociale des plus pauvres.
Car en 1902, dans les quartiers est de Londres, celui qui est pauvre écope de la double peine :
Il doit partager à plusieurs une seule chambre pour dormir, vivre dans les miasmes, la vermine, avec la faim qui tord le ventre.
Et s'il n'a pas un bout de lit à se partager, et que l'hospice* est déjà complet, alors il dort dehors. Et là, il sait qu'il est tombé en enfer, que le froid empêchera tout endormissement, comme la pluie qui lui glacera les os, ou encore les flics, qui lui interdiront d'investir les bancs publics la nuit.
Ainsi se forme la cohorte des miséreux sans toit, un peuple de marcheurs, trop fatigués le lendemain pour chercher un travail, constamment tenaillés par la faim, qui voient leur fin proche.

London s'est plongé dans ce milieu, et on se dit au fil des pages qu'il a eu bien du courage pour s'immerger dans cette horreur. Car ce qu'il en rapporte, il ne s'est pas contenté d'en transcrire des entretiens, il l'a vécu au plus près, ce qui en fait un témoignage de premier ordre.
L'écrivain en revient avec des anecdotes toutes plus sordides car être pauvre c'est encore ce malheureux employé ne pouvant se payer un endroit où dormir, qui va à l'asile* dans lequel on lui demande de casser des cailloux contre pitance. Ses mains peu habituées à un travail manuel le font atrocement souffrir, et le lendemain il ne peut effectuer son travail de comptable. Son employeur le traîne alors en justice, il est déclaré coupable et condamné à une semaine de travaux forcés.

La réflexion tirée de ce livre se résume à : Comment s'en sortir quand même le système vous enfonce, veut votre perte, quand le seul regard tourné vers ses populations déshéritées, au bord de la mort est un regard de mépris infini doublé d'une suspicion systématique de malhonnêteté.
En conclusion, si vous avez pu visiter l'exposition temporaire du Quai Branly ayant pour thème tatoueurs et tatoués, vous retrouverez écrit sur le corps de ces pauvres bagnards le même leitmotiv que porte inscrite dans sa chair la population de l'East End de Londres à la même époque, et qui peut se résumer à chienne de vie.



Souffre... mais tais-toi
Fatalité - Pas de chance - Sans patrie













Photos extraites du livre Mauvais garçons, portraits de tatoués 1890-1930, édition Manufacture de livres


*Jack London emploie les termes asile et hospice pour ce qui représente aujourd'hui un hébergement d'urgence, des foyers dans lesquels on pouvait dormir la nuit contre travail.