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dimanche 22 janvier 2017

Dans la forêt, ou l'ode à la Nature


Chers amis bonjour !

Je sors quelques minutes de mon hibernation pour vous livrer un petit texte sur ce roman que j'ai dévoré et adoré;



Dans la forêt, de Jean Hegland, éditions Gallmeister

Nell et Éva sont sœurs. Elles vivent avec leurs parents quelques peu exentriques en pleine forêt de Californie. Une vie calme et tranquille à la maison où elles suivent leurs cours. Nell rêve d'intégrer Harvard tandis que sa sœur ne vit que pour la danse classique. Mais leur mère est emportée par un cancer foudroyant, laissant dans son sillage un père inconsolable et des enfants meurtris. Par ailleurs, des coupures d’électricité viennent briser le quotidien de tous, à des rythmes de plus en plus fréquents jusqu’à disparaître complètement. Elles entraînent le chaos qu'on devine : magasins pillés, disparition du carburant, donc des transports, internet, téléphone, sans compter la mortalité élevée due à la pénurie de médicaments...
Le père organise la survie de la famille, cultivant la terre, bêchant, conservant tout ce que la nature peut offrir, même s'ils sont tous certains que l'électricité ne tardera pas à revenir. Il meurt brutalement dans un accident, laissant les jeunes filles seules mettre en place leur subsistance.

mardi 25 octobre 2016

Le Commis, de Bernard Malamud



Le Commis, de Bernard Malamud, éditions Rivages


Les lecteurs francophones peuvent désormais se replonger ravis dans l'œuvre de Bernard Malamud, ce grand auteur américain, que d'aucuns qualifient d'"écrivain juif américain" qui a inspiré rien moins que Philip Roth ou encore Cynthia Ozick. 
Pendant longtemps méconnu en France, il était publié aux éditions Metropolis dans leur très bonne collection Les Oubliés, mais depuis épuisé. Il est désormais disponible aux éditions Rivages qui ont racheté les droits de son œuvre. Après les parutions de L'Homme de Kiev et Le Meilleur, son chef d'œuvre vient de reparaître : Le Commis.

vendredi 14 octobre 2016

Passages en poche en vrac de ces derniers mois





 Avant l'été, je m'étais promis que je vous ferais un petit récapitulatif de mes coups de coeur mois par mois, autant pour vous donner mon avis que pour avoir une trace, un journal exhaustif de mes lectures... Et puis voilà, patatras ! On est déjà au mois d'octobre, et c'est seulement maintenant que je vous livre ma petite liste de romans que j'ai passionnément aimés et qui viennent ("qui viennent, qui viennent"... C'est bien gentil mais certains datent de cet été quand même) de paraître en poche :

Je viens, d'Emmanuelle Bayamack-Tam, folio
Le puits, d'Ivan Repila, 10/18
Les jours de mon abandon, d'Elena Ferrante, folio
L'idée ridicule de ne plus jamais te revoir, de Rosa Montero, Points
Le royaume, d'Emmanuel Carrère, Folio
Un membre permanent de la famille, de Russell Banks, Babel
J'ai vu un homme, d'Owen Sheers, Rivages poche
Les loups à leur porte, de Jérémy Fel, Rivages poche


Bonne journée !

samedi 24 septembre 2016

Quelques conseils de rentrée #5 Anatomie d'un soldat




Anatomie d'un soldat, de Harry Parker, Bourgois

La première scène est saisissante. Pleine de fébrilité professionnelle, d'agitation calme. Elle accroche immédiatement le lecteur : Une salle d'opération, le personnel soignant prépare l'arrivée d'un jeune soldat qui vient de sauter sur une mine.
Ce jeune soldat, c'est Harry Parker, l'auteur de ce roman, jeune officier de l'armée anglaise parti combattre en Afghanistan et qui, lors de manœuvres a sauté sur une bombe. Il a perdu ses jambes et a dû être rapatrié en Angleterre.
Il en a tiré son histoire, un récit poignant et très original par l'angle de vue qu'il a choisi d'adopter.

En effet, chaque chapitre du livre est évoqué par le truchement d'un objet : Sa chaise roulante, son gilet par balles ou encore l'un des éléments qui a servi à construire la bombe parlent et décrivent ce qui arrive au jeune soldat et ce qui l'entoure, comme une caméra qui zoomerait sur une partie de la scène pour mieux l'éclairer.
Si cela sonne étrange, le roman fonctionne parfaitement, sans fausse note à aucun moment.
Ici, pas de grandes phrases alambiquées. Juste des mots simples pour décrire l'horreur de la guerre et montrer surtout le fabuleux récit d'une résilience, d'une renaissance.

Dans une interview accordée aux Inrocks, son auteur (qui a donc perdu ses deux jambes) avouait ne rien regretter de ce qui lui est arrivé, qui a rendu sa vie tellement plus intéressante.


samedi 3 septembre 2016

Quelques conseils de rentrée #2 Station Eleven



Je continue mes conseils de lecture avec ce génial roman post-apocalyptique (la grande tendance littéraire à la mode ;-)), Station Eleven, de Emily Saint John Mandel, Rivages dont voici un bref résumé : Alors que le célèbre comédien Arthur Lander est victime d'une crise cardiaque en pleine représentation du Roi Lear dans un théâtre de Toronto, une épidémie de grippe décime la quasi-totalité de la population mondiale. Kirsten, une des très jeunes figurantes présente ce soir-là est l'une des rares survivantes.

dimanche 26 juin 2016

Des cornflakes dans le porridge, de Bill Bryson


Des cornflakes dans le porridge, de Bill Bryson, éditions Rivages

Ces derniers temps, tout me tombait des mains. Impossible de fixer mon attention sur le moindre roman.
J'ai alors compris ce que les gens entendaient par leur envie de lire un livre léger et drôle.
Moi aussi, j'avais grand besoin de mettre mon cerveau en veille et de parcourir un petit ouvrage léger mais intelligent quand même, ornée d'un sourire béat et décorée de bave le long du menton.
Et j'ai pensé... Je sais ce qu'il me faut ! Lisons le dernier Bill Bryson !

lundi 16 mai 2016

Euphoria, une histoire d'aventure et de passion en Nouvelle-Guinée



Euphoria, de Lily King, éditions Bourgois


Euphoria porte bien son nom. Ce roman, qui nous parle d'amour et d'aventures en Nouvelle-Guinée m'a plongé dans une certaine euphorie. L'histoire s'inspire en partie et très librement de la vie de l'anthropologue Margaret Mead.

dimanche 1 mai 2016

Passages en poche (5)


Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie, Folio

D'excellents romans viennent de sortir en poche :

- Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie, Folio
énôôôôôôôrme coup de coeur !

- Le fils, de Philipp Meyer, Livre de poche
grand coup de coeur !

- Vernon Subutex (I et II), de Virginie Despentes, Livre de poche
Un livre coup de poing !

- Du Polar, Francois Guérif, Rivages
Si vous cherchez une bonne bibliographie de romans policiers (bon, bibliographie cantonnée au catalogue Rivages mais qui, au passage, est quand même l'un des meilleurs catalogues de romans policiers), lisez ce livre, écrit par le très emblématique directeur de la collection François Guérif.
Ce livre est passionnant car il est truffé d'anecdotes sur le genre policier, ou comment les traductions de romans policiers étaient souvent tronquées dans les années cinquante, les traducteurs enlevant des passages entiers du texte dès que celui-ci sortait de l'intrigue pour être plus psychologique, compromettant dans certains cas la bonne compréhension du roman dans son entier. Guérif en a beaucoup faire retraduire. Son livre est passionnant.

- Fairyland, de Alysia Abbott , 10/18 
Alysia Abbott nous raconte avec une grande tendresse son enfance dans le San Francisco bohême des années soixante-dix, élevée par son père gay, poète, dessinateur de bandes dessinée. Ce récit me rappelle par bien des côtés le passionnant roman graphique Fun Home, d'Alison Bechdel (réédité en poche chez Points) qui abordait des thématiques similaires ou encore Armistead Maupin pour l'évocation de Frisco.

Bon dimanche !


samedi 19 mars 2016

L'été arctique






Un paquebot vogue en pleine mer. À son bord, des Anglais partent pour un long périple aux Indes en plein XIXeS. Un des Anglais accoudé au bastingage n'est autre que l'écrivain Edward Morgan Forster, parti pour quelques mois retrouver un ami Indien qu'il a connu plus tôt en Angleterre.

dimanche 13 mars 2016

Coups de cœur de janvier et février... et les autres




Voici un petit récapitulatif de mes lectures de ces deux derniers mois. De gros coups de cœur, et pas mal de bandes dessinées. Curieusement, je n'ai jamais autant eu envie d'en lire !
Je vous ai aussi mentionné les livres pour lesquels j'ai été moins conquise.

dimanche 21 février 2016

Le chagrin des vivants




Comment apprivoiser la douleur quand la guerre vous a pris un fils, un fiancé ou même un frère, qui certes est revenu, mais qui ne sera plus jamais comme avant.

Novembre 1920. Deux années ont déjà passé depuis la fin des combats mais la peine est toujours là.
L'Angleterre attend l'arrivée du soldat inconnu, symbole de toutes les victimes de cette première guerre mondiale qui a fait tant de morts.

vendredi 29 janvier 2016

Le peuple d'en bas



Le peuple d'en bas, de Jack London, éditions Phébus

En 1902, cette tête brûlée de Jack London décide de se travestir en pauvre hère afin de faire un vrai travail d'investigation dans les quartiers est de Londres, capitale de l'empire le plus puissant de la planète à l'époque.
L'East End fait alors partie des quartiers les plus pauvres, réputé dangereux, un véritable ghetto.

Résultat, une immersion dans la misère la plus extrême, reportage qui pourrait correspondre à infiltrer un bidonville au coeur de l'Inde contemporaine.
(Je n'ai pu m'empêcher de penser à l'excellente et terrible nouvelle de Brian Aldiss, appelée La tour des damnés, qui met en scène une expérience scientifique jouant sur les codes de la surpopulation, dans une tour fermée en Inde)

London veut y montrer les oubliés de la révolution industrielle. La catégorie sociale des plus pauvres.
Car en 1902, dans les quartiers est de Londres, celui qui est pauvre écope de la double peine :
Il doit partager à plusieurs une seule chambre pour dormir, vivre dans les miasmes, la vermine, avec la faim qui tord le ventre.
Et s'il n'a pas un bout de lit à se partager, et que l'hospice* est déjà complet, alors il dort dehors. Et là, il sait qu'il est tombé en enfer, que le froid empêchera tout endormissement, comme la pluie qui lui glacera les os, ou encore les flics, qui lui interdiront d'investir les bancs publics la nuit.
Ainsi se forme la cohorte des miséreux sans toit, un peuple de marcheurs, trop fatigués le lendemain pour chercher un travail, constamment tenaillés par la faim, qui voient leur fin proche.

London s'est plongé dans ce milieu, et on se dit au fil des pages qu'il a eu bien du courage pour s'immerger dans cette horreur. Car ce qu'il en rapporte, il ne s'est pas contenté d'en transcrire des entretiens, il l'a vécu au plus près, ce qui en fait un témoignage de premier ordre.
L'écrivain en revient avec des anecdotes toutes plus sordides car être pauvre c'est encore ce malheureux employé ne pouvant se payer un endroit où dormir, qui va à l'asile* dans lequel on lui demande de casser des cailloux contre pitance. Ses mains peu habituées à un travail manuel le font atrocement souffrir, et le lendemain il ne peut effectuer son travail de comptable. Son employeur le traîne alors en justice, il est déclaré coupable et condamné à une semaine de travaux forcés.

La réflexion tirée de ce livre se résume à : Comment s'en sortir quand même le système vous enfonce, veut votre perte, quand le seul regard tourné vers ses populations déshéritées, au bord de la mort est un regard de mépris infini doublé d'une suspicion systématique de malhonnêteté.
En conclusion, si vous avez pu visiter l'exposition temporaire du Quai Branly ayant pour thème tatoueurs et tatoués, vous retrouverez écrit sur le corps de ces pauvres bagnards le même leitmotiv que porte inscrite dans sa chair la population de l'East End de Londres à la même époque, et qui peut se résumer à chienne de vie.



Souffre... mais tais-toi
Fatalité - Pas de chance - Sans patrie













Photos extraites du livre Mauvais garçons, portraits de tatoués 1890-1930, édition Manufacture de livres


*Jack London emploie les termes asile et hospice pour ce qui représente aujourd'hui un hébergement d'urgence, des foyers dans lesquels on pouvait dormir la nuit contre travail.

lundi 18 janvier 2016

Passages en poche (4)




Rapide passage par ici pour vous informer de la parution en poche de quelques-uns de mes coups de cœur :

-L'amie prodigieuse, d'Elena Ferrante, folio
-Le jardin de l'ogre, de Leïla Slimani, folio
-Jacob, Jacob, de Valérie Zenatti, Points
-Aucun homme ni dieu, de William Giraldi, J'ai Lu


Bon courage pour la reprise,

dimanche 10 janvier 2016

L'Appel de la forêt


L'Appel de la forêt, de Jack London, éditions Finitude


On confond souvent L'Appel de la forêt avec Croc-blanc... Sans doute parce qu'il s'agit de deux histoires dont le héros est le meilleur ami de l'Homme.
Un classique vous dis-je, qui déchaîne les réactions émues des anciennes générations s'exclamant en choeur Ah ce que j'ai pu pleurer en lisant ce livre ! (ils confondent souvent avec Croc-Blanc évidemment, c'est parce qu'ils sont un peu vieux... mais chut)

mercredi 23 décembre 2015

Coups de cœur de 2015




Voici un petit récapitulatif de mes coups de coeur de cette année 2015 ! Et pourquoi pas des idées de dernière minute pour Noël.


Littérature :

Les quatre premiers titres sont quasiment ex æquo. Je les ai vraiment adorés !

1. Americanah, de Adichie - Gallimard
2. L'Amie prodigieuse, d'Elena Ferrante - Gallimard
3. Je viens, d'Emmanuelle Bayamack-Tam - POL
4. Un membre permanent de la famille, de Russell Banks - Actes Sud
5. J'ai vu un homme, d'Owen Sheers - Rivages
6. Neverhome, de Laird Hunt - Actes Sud
7. Leilah Mahi 1932, de Didier Blonde - Gallimard
8. Le livre des choses étranges et nouvelles, de Michel Faber - Olivier
9. Trente filles, de Susan Minot - Mercure de France
10. Profession du père, de Sorj Chalandon - Grasset
11. La maladroite, d'Alexandre Seurat - Rouergue
12. Les loups à leur porte, de Jérémy- Fel - Rivages


Poches et semi-poches :

Quand le diable sortit de la salle de bain, de Sophie Divry - Noir sur blanc
Les portes de Damas, de Lieve Joris - Babel
Psaumes balbutiés, d'Edwin Mortier - Libretto

Bande dessinée :

La présidente, de François Durpaire et Farida Boudjellal - Les Arènes
L'Arabe du futur T. I et II, de Riad Sattouf - Allary éditions
California dreamin, de Pénélope Bagieu - Gallimard
Nuit O mes yeux, de Lamia Ziadé - POL
Le chat du rabbin vol. 6, de Joann Sfar - Dargaud


Je vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année !!

mercredi 25 novembre 2015

Le livre des choses étranges et nouvelles



Ce livre a dû surmonter de nombreux obstacles avant que je ne daigne l'ouvrir :

C'est un roman de science fiction, même si ce n'est pas évident à première vue. Or, je suis assez rétive face à ce genre littéraire (je ne sais toujours pas pourquoi cette impossibilité alors que j'adore les films et les séries de SF)
Son titre rappelle les livres ésotériques que j'abhorre. J'ai même hésité un instant à le couvrir de papier kraft pour le lire dans le bus.
J'ai déjà tenté de lire des ouvrages de Michel Faber et à chaque fois ils me sont tombés des mains.
Il est orange.
Et pourtant, pourtant... J'ai adoré dévorer ce livre !!

mardi 15 septembre 2015

Neverhome




Cette histoire rappelle les poèmes épiques mettant en scène un héros malmené par le sort, dont on ne sait s'il finira par rentrer chez lui après ses rocambolesques aventures.


dimanche 6 septembre 2015

J'ai vu un homme

J'ai vu un homme, de Owen Sheers, éditions Rivages


Michael est un écrivain de talent. Marié depuis peu, sa femme, grand reporter meurt au Pakistan dans une explosion déclenchée par l'un de ces tirs chirurgicaux censés ne faire aucun dommage collatéral.
Dévasté par sa mort, le jeune veuf part s'installer à Londres où il fait rapidement la connaissance d'un couple de voisins, Samantha et Josh et de leurs deux petites filles.
Une amitié naît entre eux.
Un matin, alors qu'il frappe chez ses voisins pour récupérer un tournevis, la porte est ouverte. Il entre, appelle et malgré l'absence des propriétaires, commence à arpenter les pièces vides.
Un fait survient alors qui va bouleverser le cours des événements, et changer la donne pour tous les protagonistes.

dimanche 14 juin 2015

Trente filles

Trente filles, de Susan Minot


En 1996, cent trente neuf jeunes filles sont enlevées du collège de St Mary's d'Aboke, en Ouganda.
La directrice du pensionnat se lance sur leurs traces et parvient à en sauver cent neuf.
Soyez sage est le seul conseil qu'elle leur intime. Ces mots sont ceux qu'on dit aux enfants.
Et justement, ce ne sont que des enfants précipitées dans l'horreur de la guerre.
Ainsi, cent neuf rentreront tandis que les trente autres restent aux mains des rebelles de Kony.