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vendredi 4 novembre 2016

Leïla Slimani Prix Goncourt 2016 !



Je n'aime pas trop les prix littéraires en général
J'abhorre leur manie de récompenser tant d'hommes et si peu de femmes
Je déteste ces jurys germanopratins qui décernent toujours des récompenses aux sempiternels GalliGraSeuil* quand la rentrée littéraire est si riche d'excellents romans édités par des petites maisons d'édition
Je méprise (allez juste un peu ;) ces lecteurs de prix littéraires, qui ne lisent que les romans couronnés, primés, décorés et pas les autres
Bon, ok ok je sais que tout ça n'est pas très original...

Or donc comme quoi il n'est pas de règle sans exceptions, je suis plus que ravie que Leïla Slimani ait eu le Goncourt pour l'excellent Chanson Douce !! (Première fois que je lis un Goncourt avant attribution !)

Bonne journée !


*Gallimard/Grasset/Seuil

vendredi 14 octobre 2016

Passages en poche en vrac de ces derniers mois





 Avant l'été, je m'étais promis que je vous ferais un petit récapitulatif de mes coups de coeur mois par mois, autant pour vous donner mon avis que pour avoir une trace, un journal exhaustif de mes lectures... Et puis voilà, patatras ! On est déjà au mois d'octobre, et c'est seulement maintenant que je vous livre ma petite liste de romans que j'ai passionnément aimés et qui viennent ("qui viennent, qui viennent"... C'est bien gentil mais certains datent de cet été quand même) de paraître en poche :

Je viens, d'Emmanuelle Bayamack-Tam, folio
Le puits, d'Ivan Repila, 10/18
Les jours de mon abandon, d'Elena Ferrante, folio
L'idée ridicule de ne plus jamais te revoir, de Rosa Montero, Points
Le royaume, d'Emmanuel Carrère, Folio
Un membre permanent de la famille, de Russell Banks, Babel
J'ai vu un homme, d'Owen Sheers, Rivages poche
Les loups à leur porte, de Jérémy Fel, Rivages poche


Bonne journée !

lundi 12 septembre 2016

Quelques conseils de rentrée #3 Le vent se lève




Le vent se lève, de Sophie Avon, Mercure de France

Qui n'a jamais rêvé de partir loin sans attaches ni contraintes ?
C'est ce que veulent faire Paul et sa sœur Lili. Paul a toujours rêvé de faire un tour du monde, et Lili n'imagine pas ne pas le suivre.
Les jeunes gens ont la vingtaine lorsqu'ils décident de faire une traversée de l'Atlantique à la voile.
Le périple commence comme un saut dans le vide. Au fil des escales, à Madère, aux Açores puis au Sénégal, il se nourrit des rencontres avec des inconnus. Puis ils entament la longue traversée, rythmée par les quarts, les lectures et la contemplation émerveillée de cette immensité liquide. Et arrivent enfin au large du Brésil.
Tandis qu'ils découvrent le pays et ses mouillages paradisiaques, la langueur les envahit avec cette satisfaction de plénitude d'y être arrivés.
Mais Lili a laissé une jeune histoire d'amour en France et très vite, face à la distance et au silence de son amant, et malgré le paradis qu'elle a sous les yeux, n'a qu'une hâte, écourter son voyage pour retrouver celui qu'elle aime. Au risque de se fracasser à la réalité du quotidien retrouvé.

Ce très beau roman qui ressemble aux aquarelles d'Hugo Pratt, porte les mêmes rêves exotiques d'ailleurs. Il explore tout en finesse et en élégance le voyage dans sa dimension initiatique.

jeudi 1 septembre 2016

Quelques conseils de rentrée #1 Chanson douce



Voici quelques-uns de mes coups de coeur parmi les romans sortis en cette rentrée littéraire.
Le premier roman dont j'ai envie de vous parler est Chanson Douce, de Leïla Slimani, Gallimard

Déjà remarquée avec son très bon roman Dans le jardin de l'ogre, Leïla Slimani prouve avec ce nouveau texte son talent pour décrire les addictions, les êtres broyés par la vie et leurs faiblesses quand elles basculent dans le pathologique.

samedi 21 mai 2016

Ze "feel good book"


Connaissez-vous le roman Le premier jour du reste de ta vie, de Virginie Grimaldi ?
Revenant d'une réunion éditeur pendant laquelle on nous avait vanté les chiffres ce livre, et découvrant qu'il s'agissait d'un feel good book au féminin, genre que je ne connaissais pas, j'ai décidé de le lire afin de vérifier par moi-même les dires de l'éditeur et peut-être découvrir une littérature de qualité là où je ne voyais que de la daube !
Mais parlons un peu de son potentiel commercial, euh enfin sa qualité littéraire je voulais dire...


Le premier jour du reste de ta vie, de Virginie Grimaldi, Livre de Poche

dimanche 1 mai 2016

Passages en poche (5)


Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie, Folio

D'excellents romans viennent de sortir en poche :

- Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie, Folio
énôôôôôôôrme coup de coeur !

- Le fils, de Philipp Meyer, Livre de poche
grand coup de coeur !

- Vernon Subutex (I et II), de Virginie Despentes, Livre de poche
Un livre coup de poing !

- Du Polar, Francois Guérif, Rivages
Si vous cherchez une bonne bibliographie de romans policiers (bon, bibliographie cantonnée au catalogue Rivages mais qui, au passage, est quand même l'un des meilleurs catalogues de romans policiers), lisez ce livre, écrit par le très emblématique directeur de la collection François Guérif.
Ce livre est passionnant car il est truffé d'anecdotes sur le genre policier, ou comment les traductions de romans policiers étaient souvent tronquées dans les années cinquante, les traducteurs enlevant des passages entiers du texte dès que celui-ci sortait de l'intrigue pour être plus psychologique, compromettant dans certains cas la bonne compréhension du roman dans son entier. Guérif en a beaucoup faire retraduire. Son livre est passionnant.

- Fairyland, de Alysia Abbott , 10/18 
Alysia Abbott nous raconte avec une grande tendresse son enfance dans le San Francisco bohême des années soixante-dix, élevée par son père gay, poète, dessinateur de bandes dessinée. Ce récit me rappelle par bien des côtés le passionnant roman graphique Fun Home, d'Alison Bechdel (réédité en poche chez Points) qui abordait des thématiques similaires ou encore Armistead Maupin pour l'évocation de Frisco.

Bon dimanche !


dimanche 17 avril 2016

La part des flammes, le roman qui m'a laissé de glace


La part des flammes, de Gaëlle Nohant, édition Héloïse d'Ormesson, maintenant en Livre de Poche

Il est des livres qu'on voudrait tant apprécier. La part des flammes en faisait partie.
Il exploite un fait réel plutôt intéressant (l'épisode dramatique et vrai de l'incendie du bazar de la Charité dans le Paris de 1897), et il a eu des critiques élogieuses (celle de Gérard Collard qui m'insupporte soit dit en passant, une chronique un matin sur France Inter...)
Et pourtant, la force de la volonté n'a pas suffi à faire taire mon malaise au gré de sa lecture. En effet, il se lit agréablement, mais il semble manquer quelque chose, un souffle peut-être, une certaine exaltation qui ferait décoller le récit et que le lecteur cherche jusqu'à la fin... sans les trouver hélàs.

dimanche 13 mars 2016

Coups de cœur de janvier et février... et les autres




Voici un petit récapitulatif de mes lectures de ces deux derniers mois. De gros coups de cœur, et pas mal de bandes dessinées. Curieusement, je n'ai jamais autant eu envie d'en lire !
Je vous ai aussi mentionné les livres pour lesquels j'ai été moins conquise.

lundi 18 janvier 2016

Passages en poche (4)




Rapide passage par ici pour vous informer de la parution en poche de quelques-uns de mes coups de cœur :

-L'amie prodigieuse, d'Elena Ferrante, folio
-Le jardin de l'ogre, de Leïla Slimani, folio
-Jacob, Jacob, de Valérie Zenatti, Points
-Aucun homme ni dieu, de William Giraldi, J'ai Lu


Bon courage pour la reprise,

mercredi 23 décembre 2015

Coups de cœur de 2015




Voici un petit récapitulatif de mes coups de coeur de cette année 2015 ! Et pourquoi pas des idées de dernière minute pour Noël.


Littérature :

Les quatre premiers titres sont quasiment ex æquo. Je les ai vraiment adorés !

1. Americanah, de Adichie - Gallimard
2. L'Amie prodigieuse, d'Elena Ferrante - Gallimard
3. Je viens, d'Emmanuelle Bayamack-Tam - POL
4. Un membre permanent de la famille, de Russell Banks - Actes Sud
5. J'ai vu un homme, d'Owen Sheers - Rivages
6. Neverhome, de Laird Hunt - Actes Sud
7. Leilah Mahi 1932, de Didier Blonde - Gallimard
8. Le livre des choses étranges et nouvelles, de Michel Faber - Olivier
9. Trente filles, de Susan Minot - Mercure de France
10. Profession du père, de Sorj Chalandon - Grasset
11. La maladroite, d'Alexandre Seurat - Rouergue
12. Les loups à leur porte, de Jérémy- Fel - Rivages


Poches et semi-poches :

Quand le diable sortit de la salle de bain, de Sophie Divry - Noir sur blanc
Les portes de Damas, de Lieve Joris - Babel
Psaumes balbutiés, d'Edwin Mortier - Libretto

Bande dessinée :

La présidente, de François Durpaire et Farida Boudjellal - Les Arènes
L'Arabe du futur T. I et II, de Riad Sattouf - Allary éditions
California dreamin, de Pénélope Bagieu - Gallimard
Nuit O mes yeux, de Lamia Ziadé - POL
Le chat du rabbin vol. 6, de Joann Sfar - Dargaud


Je vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année !!

dimanche 15 novembre 2015

Leïlah Mahi 1932


Leïlah Mahi 1932, de Didier Blonde, éditions Gallimard

Didier Blonde aime les énigmes, les fantômes du passé et les belles inconnues.
Après nous avoir entraîné dans la recherche d'identité de l'inconnue de la Seine, l'auteur découvre au détour du Père Lachaise la tombe d'une jeune femme, illustrée par une photo qui détonne avec celles que l'on s'attend à voir dans les cimetières.
Elle est belle. Sa pose rappelle celle des actrices. Son regard est troublant et son nom appelle les contrées lointaines.
En guise d'épitaphe, ces quelques mots : Leïlah Mahi 12 août1932

dimanche 30 août 2015

la maladroite


La maladroite, d'Alexandre Seurat, éditions du Rouergue


Il est certain qu'il ne faut pas chercher dans ce roman un style littéraire particulier et que certains personnages manquent parfois de relief. Sans doute parce que les faits parlent d'eux-même, sans besoin d'artifice d'aucune sorte. Juste le récit clinique des événements.
En effet, ce petit livre dénonce les failles de notre société concernant la protection de l'enfance, l'hypocrisie d'un système dans lequel chacun rejette la faute sur l'autre, l'impuissance aussi, face à la maltraitance.

lundi 25 mai 2015

Je me suis tue, ou le prix du silence




Tout est sur le bandeau : Le prix du silence.
Que se passe-t-il pour qui veut se croire plus fort que le Destin, plus fort que la vie même. (oui j'aime disserter sur la Vie, sur les grandes questions de l'Existence et tout et tout)

L'histoire en deux mots : Une femme décide de ne pas porter plainte alors qu'elle vient de subir un viol, car elle refuse de se voir éternellement victime dans le regard des autres.
Ce silence, qui montre une femme forte/froide face à cet acte terrible la conduit malheureusement à enchaîner les mauvaises décisions.

dimanche 10 mai 2015

Je viens

Je viens, d'Emmanuelle Bayamack-Tam, éditions P.O.L.

Dire que j'ai failli passer à côté de cette merveille à cause de la quatrième de couverture, qui pour moi ne veut rien dire !

Je viens est un conte cruel, une fable grinçante sur le racisme ordinaire, la difficulté de vieillir et l'inaptitude au bonheur à travers trois magnifiques portraits de femmes.

Le roman s'ouvre sur la voix de Charonne, adoptée quand elle n'a pas cinq ans, et que ses parents adoptifs, des bourgeois quarantenaires en mal d'enfants veulent "rendre" à la DDASS quand ils s'aperçoivent qu'elle est noire et grosse.
Mais comme le lecteur le constate en la voyant grandir, Charonne a de la personnalité, une beauté bien à elle, et une assurance naturelle qui lui donnent une réelle confiance dans la vie.

Puis le roman brosse le portrait de Nelly, la grand-mère adoptive de Charonne, ancienne vedette de cinéma qui ne supporte pas de vieillir, de voir sa beauté envolée, revenant sans cesse sur sa splendeur passée.
Elle qui avait des idées assez étroites se révèle être la seule à s'intéresser à sa petite-fille, d'abord comme faire-valoir, puis avec un réel attachement.

Vient enfin la voix de Gladys, fille de Nelly et mère de Charonne.
Sans doute le portrait le plus intéressant car le plus complexe. Car Gladys se complaît dans la rancune. Rancune contre tout : contre Charonne, contre sa mère et la vie en général.
Pourtant, elle semble irréprochable humainement parlant, elle qui aime les retraites spirituelles au Bhoutan, les produits bio et les vêtements éthiques.
Mais Gladys aime les choses plus que les personnes, les meubles qu'elle restaure, les objets qu'elle chine. Et à force de rancœur contre tous, elle passe à côté du bonheur, et finalement à côté de sa vie.

Ces portraits de femme sont magnifiques de justesse, avec leurs cassures, leurs regrets et leurs espoirs déçus.
Il en va de même pour les hommes qui évoluent dans leur sillage : le bizarre amoureux de Charonne, le mari de Nelly et celui de Gladys. Ils permettent au lecteur de mieux comprendre, comme un film négatif la personnalité de ces femmes.

Je vous invite à lire instamment cette comédie d'une élégance rare. Mais ne croyez pas que ce livre est triste, il est au contraire très drôle, même si le lecteur se prend parfois à rire jaune !



jeudi 22 janvier 2015

Parlons d'Amours


Amours, de Leonor de Recondo, Sabine Wespieser


Et si après tous ces événements funestes on parlait un peu d'amour par ici ! (tu noteras la brillante mais maladroite transition), ou plutôt d'Amours, le dernier roman de Leonor de Recondo.

J'avais trouvé beaucoup de charme à son précédent roman, Pietra Viva (sorti récemment en poche dans la collection Points), qui évoquait un épisode sombre de la vie de Michel-Ange, fuyant à Carrare pour oublier la mort d'un moine. L'auteur y évoquait en filigrane son attirance pour ce dernier. Son départ pour les carrières de Marbre prenait une dimension initiatique.

Amours nous propulse au début du XXe S dans une ambiance digne de Colette ou de Louise de Vilmorin :

Victoire est mariée à Anselme de Boisvaillant, mais elle s'ennuie terriblement avec ce notaire un peu terne. D'autant qu'elle déteste les choses du sexe, et qu'elle endure tout rapport conjugal avec ennui et dégoût. Ainsi... l'héritier se fait attendre.
Son mari, quant à lui préfère trousser Céleste, la petite servante.
Pourtant tout explose lorsque celle-ci tombe enceinte. L'occasion est alors trop belle de donner à ce couple en mal d'enfants le fils tant attendu.
De cet événement va naître une histoire d'amour... Mais pas celle que vous croyez.

Leonor de Recondo confirme son talent d'écriture dans ce roman élégant qui dynamite les conventions dans la France de 1900.
Si le début est une merveille, la fin est pourtant un peu décevante, même si l'issue de l'histoire ne pouvait se terminer autrement. Je ne vous en dirai pas plus au risque de gâcher votre plaisir.
Car en effet et néanmoins, je vous conseille ce petit roman.

Bonne journée


dimanche 19 octobre 2014

Jacob, Jacob

Jacob, Jacob, de Valérie Zenatti, éditions de l'Olivier


Oulala mes amis... Gros coup de coeur !
Après avoir dévoré l'ouvrage de Leila Slimani, je viens de terminer cet excellent excellent roman !
Certes, tous les livres qui parlent de l'Algérie font boum dans mon petit coeur, pour des raisons toutes personnelles... Mais là, cela va au-delà (On est loin du cliché des pieds noirs qui parlent comme Marthe Villalonga ou Roger Hanin, ok !)

lundi 13 octobre 2014

Dans le jardin de l'ogre

Je viens de changer de librairie. Et je reviens enfin à mes premières amours : la littérature !
C'est en partie pour cette raison que je suis moins présente sur ce blog (Ce petit changement a eu raison de toute mon énergie ou presque)
Et le fait de redécouvrir toutes ces nouveautés littéraires m'a galvanisée... Je suis comme une enfant dans un magasin de jouets. J'ai lu plusieurs romans très intéressants, notamment ce premier roman de Leïla Slimani, qui a pour titre Dans le jardin de l'ogre.

J'avais entendu dire qu'il se démarquait de cette rentrée littéraire. Je l'ai pris par curiosité, sans savoir à quoi m'attendre.


Dans le jardin de l'ogre, de Leïla Slimani, éditions Gallimard


Dès les premières pages, une impression de malaise envahit le lecteur : Une jeune femme qui essaie de tenir, de ne pas craquer. Mais craquer pour quoi ? On comprend rapidement qu'il s'agit de sexe, et même d'addiction au sexe.

mardi 23 septembre 2014

Le livre du jour

La lettre dans un taxi, de Louise de Vilmorin. L'Imaginaire

Comme quoi on peut chiner d'excellents bouquins chez Emmaüs pour trois fois rien !

C'est joliment désuet. Ca ressemble à un petit vaudeville, donc bourré de quiproquos....
Que se passe t'il quand une belle jeune femme mariée oublie une lettre compromettante dans un taxi...

Et quelle respiration que de lire autre chose que la rentrée littéraire.

Belle soirée !

mercredi 10 septembre 2014

Le Royaume de Carrère


Le Royaume, d'Emmanuel Carrère éditions P.O.L.



Chaque rentrée littéraire possède (ou pas) quelques titres qui sortent du lot, livres dont tout le monde parle... (Non, aucune allusion au livre de Valérie T., je veux parler de littérature !)
L'année dernière, on a par exemple beaucoup glosé sur Joël Dicker (les mauvaises langues diront que son physique de Beau gosse-Premier de la classe-Gendre idéal y est pour quelque chose... J'ai dit les mauvaises langues !)
Cette année, tout le monde commente le dernier livre d'Emmanuel Carrère, qui caracole en tête des ventes, comme disent les journalistes. (Enfin, tout le monde... Surtout le petit monde germano-pratin. En province, on est quand même plus détaché)