dimanche 27 novembre 2016

Joie dans vos cœurs


 


Hohoho ça fait un moment que je n'ai pas fichu un pied sur ce blog et déjà Noël pointe le bout de son nez avec son cortège d'agapes et de suaves et répétitives réjouissances.
Chez mes adorables enfants pourtant, nulle trace d'illusions face à la magie féerique de ce bon vieux père Noël.... (Dieu que ce monde est cynique ! ) Ils ne cessent même de fustiger les publicités dans lesquelles on peut appeler le vieux barbu pour 22,90 euros la minute tout en balançant du pop-corn sur la télé, et en criant au complot mondial... Et ils n'ont que six et huit ans.

vendredi 11 novembre 2016

Premiers pas en linogravure





Il y a peu, j'ai découvert la linogravure (technique qui consiste à graver des plaques de linoleum à l'aide de gouges puis de les imprimer en pressant la plaque encrée sur le papier ). Si j'avais déjà vu des reproductions de linogravure, il me semblait bien trop difficile d'essayer cette technique moi-même. Et puis, le hasard (incarné par les petites Françaises) m'a poussé à essayer.

vendredi 4 novembre 2016

Leïla Slimani Prix Goncourt 2016 !



Je n'aime pas trop les prix littéraires en général
J'abhorre leur manie de récompenser tant d'hommes et si peu de femmes
Je déteste ces jurys germanopratins qui décernent toujours des récompenses aux sempiternels GalliGraSeuil* quand la rentrée littéraire est si riche d'excellents romans édités par des petites maisons d'édition
Je méprise (allez juste un peu ;) ces lecteurs de prix littéraires, qui ne lisent que les romans couronnés, primés, décorés et pas les autres
Bon, ok ok je sais que tout ça n'est pas très original...

Or donc comme quoi il n'est pas de règle sans exceptions, je suis plus que ravie que Leïla Slimani ait eu le Goncourt pour l'excellent Chanson Douce !! (Première fois que je lis un Goncourt avant attribution !)

Bonne journée !


*Gallimard/Grasset/Seuil

mardi 1 novembre 2016

La petite bibliothèque vintage



J'ai trouvé cette petite étagère chez Emmaüs il y a quelques semaines sans trouver le temps de m'en occuper.
Les vacances de la Toussaint ont été propices à la peinture et aux bricolages.

mardi 25 octobre 2016

Le Commis, de Bernard Malamud



Le Commis, de Bernard Malamud, éditions Rivages


Les lecteurs francophones peuvent désormais se replonger ravis dans l'œuvre de Bernard Malamud, ce grand auteur américain, que d'aucuns qualifient d'"écrivain juif américain" qui a inspiré rien moins que Philip Roth ou encore Cynthia Ozick. 
Pendant longtemps méconnu en France, il était publié aux éditions Metropolis dans leur très bonne collection Les Oubliés, mais depuis épuisé. Il est désormais disponible aux éditions Rivages qui ont racheté les droits de son œuvre. Après les parutions de L'Homme de Kiev et Le Meilleur, son chef d'œuvre vient de reparaître : Le Commis.

vendredi 14 octobre 2016

Passages en poche en vrac de ces derniers mois





 Avant l'été, je m'étais promis que je vous ferais un petit récapitulatif de mes coups de coeur mois par mois, autant pour vous donner mon avis que pour avoir une trace, un journal exhaustif de mes lectures... Et puis voilà, patatras ! On est déjà au mois d'octobre, et c'est seulement maintenant que je vous livre ma petite liste de romans que j'ai passionnément aimés et qui viennent ("qui viennent, qui viennent"... C'est bien gentil mais certains datent de cet été quand même) de paraître en poche :

Je viens, d'Emmanuelle Bayamack-Tam, folio
Le puits, d'Ivan Repila, 10/18
Les jours de mon abandon, d'Elena Ferrante, folio
L'idée ridicule de ne plus jamais te revoir, de Rosa Montero, Points
Le royaume, d'Emmanuel Carrère, Folio
Un membre permanent de la famille, de Russell Banks, Babel
J'ai vu un homme, d'Owen Sheers, Rivages poche
Les loups à leur porte, de Jérémy Fel, Rivages poche


Bonne journée !

samedi 24 septembre 2016

Quelques conseils de rentrée #5 Anatomie d'un soldat




Anatomie d'un soldat, de Harry Parker, Bourgois

La première scène est saisissante. Pleine de fébrilité professionnelle, d'agitation calme. Elle accroche immédiatement le lecteur : Une salle d'opération, le personnel soignant prépare l'arrivée d'un jeune soldat qui vient de sauter sur une mine.
Ce jeune soldat, c'est Harry Parker, l'auteur de ce roman, jeune officier de l'armée anglaise parti combattre en Afghanistan et qui, lors de manœuvres a sauté sur une bombe. Il a perdu ses jambes et a dû être rapatrié en Angleterre.
Il en a tiré son histoire, un récit poignant et très original par l'angle de vue qu'il a choisi d'adopter.

En effet, chaque chapitre du livre est évoqué par le truchement d'un objet : Sa chaise roulante, son gilet par balles ou encore l'un des éléments qui a servi à construire la bombe parlent et décrivent ce qui arrive au jeune soldat et ce qui l'entoure, comme une caméra qui zoomerait sur une partie de la scène pour mieux l'éclairer.
Si cela sonne étrange, le roman fonctionne parfaitement, sans fausse note à aucun moment.
Ici, pas de grandes phrases alambiquées. Juste des mots simples pour décrire l'horreur de la guerre et montrer surtout le fabuleux récit d'une résilience, d'une renaissance.

Dans une interview accordée aux Inrocks, son auteur (qui a donc perdu ses deux jambes) avouait ne rien regretter de ce qui lui est arrivé, qui a rendu sa vie tellement plus intéressante.